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High Variance

Variance

À la cote 2,00 avec 55 % de réussite, chaque pari rapporte 0,100 unité en moyenne — et fluctue de 0,995. La dispersion est dix fois l'avantage. C'est cette page qui explique pourquoi, avec le même avantage exact, 7,6 % des parieurs simulés finissent en perte sur deux cents paris.

L'avantage croît en n, la dispersion en racine de n

C'est toute l'affaire, et cela tient en une ligne. Sur n paris, l'espérance se multiplie par n tandis que l'écart-type ne se multiplie que par √n. L'avantage finit donc par l'emporter — mais « finit » est beaucoup plus loin que l'intuition ne le suggère.

Le rapport de départ est brutal. À la cote 2,00 avec 55 % de réussite, un pari rapporte 0,100 unité en moyenne et fluctue de 0,995 : la dispersion vaut presque dix fois l'avantage. Il faut des centaines de paris pour que le second devienne visible sous la première.

Ce que cela donne concrètement

Le simulateur de variance fait jouer cinq cents trajectoires à ce même avantage exact. Sur deux cents paris, 7,6 % d'entre elles finissent en perte. Pas parce qu'elles ont moins bien parié : elles ont exactement le même avantage. La dispersion seule les sépare.

C'est le fait le plus important du pari sportif, et le moins commode à vendre. Un parieur qui a réellement un avantage peut passer une saison entière dans le rouge, et un parieur qui n'en a aucun peut finir l'année en tête. Les deux en tireront des conclusions, et les deux auront tort.

Les séries de pertes ne sont pas un signal

Elles sont une conséquence arithmétique. Avec 45 % de pertes, la probabilité que six paris donnés soient tous perdants est de 0,830 % — un chiffre rassurant, et qui répond à la mauvaise question. La probabilité de traverser au moins une série de six au cours de deux cents paris est de 60,2 %. Plus de soixante-dix fois plus.

Le risque de ruine calcule les deux, et met en regard un troisième chiffre : la probabilité de tout perdre, qui est souvent faible quand celle de traverser une série qui en donne l'impression est très élevée. Modifier sa méthode après six pertes, c'est réagir à ce que le calcul prévoyait à 60 %.

Ce que la variance n'excuse pas

Tout ceci coupe dans les deux sens, et c'est ce qui rend la page honnête. La dispersion explique pourquoi un bon parieur peut perdre — elle explique aussi pourquoi un mauvais parieur peut gagner longtemps sans que cela prouve quoi que ce soit. « C'est la variance » est une explication valable d'une série de pertes, et une excuse commode pour ne pas remettre en question une méthode.

La seule sortie est le nombre : un bilan ne veut rien dire avant un certain nombre de paris, et ce nombre se calcule. C'est ce que fait la page ROI & yield, qui chiffre exactement le bruit attendu sur votre échantillon.