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High Variance

Comprendre les cotes

Une cote n'est pas une probabilité : c'est une probabilité augmentée d'une marge. Une cote de 1,85 correspond à 54,05 % implicites, alors que le résultat, lui, n'a aucune raison d'être à 54,05 %. Cette page explique l'écart entre les deux, et ce qu'on peut en faire.

Une cote est l'inverse d'une probabilité

En format décimal, la relation tient en une division : probabilité = 1 ÷ cote. Une cote de 2,00 donne 50 %, une cote de 1,85 donne 54,05 %, une cote de 4,00 donne 25 %. C'est tout ce que la cote dit d'elle-même — et c'est déjà contre-intuitif, parce qu'une cote plus élevée signifie un événement moins probable, pas un meilleur pari.

Les trois formats en usage — décimal, fractionnaire, moneyline américain — décrivent la même chose de trois façons. Le convertisseur passe de l'un à l'autre. Un détail qu'on découvre en s'en servant : l'aller-retour n'est pas neutre. Convertir 1,85 en moneyline donne −118, et −118 reconverti donne 54,13 % au lieu de 54,05 % — le format américain est moins fin, et l'écart est réel.

La somme des probabilités dépasse toujours 100 %

Sur un marché à trois issues, additionnez les probabilités implicites : vous obtiendrez 105 %, 107 %, parfois davantage. Cet excédent est la marge du bookmaker, et il n'est pas caché : il est arithmétiquement visible sur n'importe quel marché affiché.

Ce que cette marge implique est plus intéressant que son existence. Elle déplace le seuil à partir duquel un pari a du sens. À la cote 1,85, il ne suffit pas de penser que l'événement est probable : il faut l'estimer à plus de 54,05 % pour que le pari cesse de perdre en moyenne. La marge ne rend pas les paris perdants, elle relève la barre.

Retirer cet excédent proportionnellement donne la cote équitable — celle qu'on aurait sans marge. C'est le meilleur repère disponible pour juger si une cote est bonne, et le calculateur de marge l'affiche pour chaque issue.

Et sur un combiné, la marge se multiplie

C'est l'effet le plus mal compris du pari. Combiner cinq sélections portant chacune 5 % de marge ne donne pas 5 % de marge, ni 25 % : cela donne 27,63 %. Les marges se composent comme les cotes, et la probabilité de l'ensemble s'effondre bien plus vite que la cote ne monte. Le calculateur de combiné affiche les deux côte à côte, ce qui rend la chose difficile à ignorer.

Ce qu'il faut pour qu'un pari ait du sens

Une seule chose : que votre estimation dépasse la probabilité implicite. C'est ce que mesure l'espérance de gain. À la cote 2,00 avec 55 % estimés, elle vaut +0,10 unité par unité misée.

Deux réserves, et elles sont lourdes. La probabilité que vous saisissez n'est vérifiée par personne : une espérance positive obtenue avec une estimation trop optimiste n'est pas un avantage, c'est la même erreur affichée avec deux décimales. Et une espérance positive ne se manifeste que sur la répétition — sur un pari isolé, les seuls résultats possibles restent le gain et la perte, jamais +0,10.

Comprendre les cotes ne dit donc pas quoi parier. Cela dit ce qu'il faudrait savoir pour que la question se pose, et c'est déjà beaucoup plus que ce que la plupart des sites proposent.